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Asanas

            L’attitude posturale dans le NathaYoga

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    Les postures sont des archétypes ayant leur propre pouvoir, elles fonctionnent comme des pièges d’énergie qu’elles potentialisent dans le corps de l’individu.

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La difficulté est de pouvoir rentrer dans le moule de l’archétype et d’en prendre parfaitement la forme.  

Comme par mimétisme, l’archétype va alors agir sur le corps en l’imprégnant de l’énergie correspondante.

Au fur et à mesure de la pratique et de sa régularité, cette imprégnation va gagner les plans plus subtils du corps énergétique et du mental.

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Le premier pas est le plus difficile!

Quand l’individu s’essaye pour la première fois avec les exigences d’une posture, il est le plus souvent mis en difficulté au niveau physique mais aussi au niveau de la respiration et surtout du mental.

De prime abord, les postures s’avèrent le plus souvent inconfortables et le corps y est contraint de telle sorte qu’il a du mal à respirer, à se relâcher, à se sentir à l’aise.

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Le moule s’avère étriqué et il semble très difficile de pouvoir s’y tenir pendant de longues minutes.

C’est pour cette raison qu’il faut exercer au départ beaucoup de volonté et de fermeté.

Le mental joue donc dès le début un rôle très important.

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La principale qualité requise est l’effort volontaire, afin de s’engager résolument dans le ressenti de la posture et de ses exigences.

Pourtant aussi bien dans la vie ordinaire que dans la pratique du Yoga, on ne peut obtenir quelques récompenses sans volonté ni sans effort.

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Au départ l’individu n’a, dit-on, que sa seule volonté pour pouvoir influer sur lui-même et sur le monde qui l’environne.

Il faut aussi beaucoup d’humilité, pour pouvoir abandonner sa propre importance en échange de celle de la posture impersonnelle et véritable.

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Cette posture est d’autant plus impersonnelle qu’elle est transmise conforme à la tradition et sans aucune acculturation.

Comme la transmission s’inscrit dans ces mêmes règles immémoriales, le pratiquant doit s’adapter du mieux possible à cette conformité en oubliant ses propres vues particulières.

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Au plus la conformité à la tradition s’avère parfaite, au plus les postures deviennent efficientes, car le pratiquant y rattrape la puissance exercée par tous ceux et celles qui dans le temps, ont pu y inscrire eux mêmes tous leurs efforts et toutes leurs énergies.

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Ainsi, si le pratiquant persiste, dès la prochaine pratique, il trouvera déjà beaucoup moins de difficulté, son esprit ayant déjà créé le premier moule, il lui sera plus facile de s’y couler à nouveau.

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Petit à petit, il y trouvera quelques marges de manœuvre, il pourra alors s’exercer sur des plans de moins en moins physiques et pénétrer plus profondément dans le ressenti intérieur.

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Le mental va même y trouver quelques libertés pour pouvoir goûter l’énergie correspondante à la posture.

Cette énergie va s’avérer au bout de quelques temps et même peut être plus rapidement que prévu, un véritable plaisir, elle va dégager des sensations favorables qu’il conviendra de mieux repérer et avec lesquelles l’individu va coopérer pour le meilleur usage de la posture.

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A partir de ce stade, c’est gagné, la difficulté s’est muée en plaisir, et ce qui semblait impossible, est devenu du domaine de la réalité.

Le corps a gagné en puissance et en légèreté, les étirements procurent de l’apaisement, la chaleur dans le corps devient agréable, le souffle s’allonge …

l’énergie commence à bien circuler et procure spontanément ses bienfaits.

C’est réellement le but à atteindre.

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Au delà de l’aspect formel que peut prendre la forme du corps dans telle ou telle posture, au delà de sa relative perfection ou imperfection apparente, ce qui importe c’est bien de jouer avec l’énergie et son ressenti intérieur.

Le pratiquant s’il trouve plaisir dans ce ressenti a véritablement réalisé le fruit des exercices posturaux.

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A ce propos, les moments de détente et d’apaisement après les postures sont aussi importants que l’exercice dans la posture elle même, l’on doit y goûter la rémanence de l’énergie qui s’y est manifestée et cette sensation s’avère très agréable.

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A force de goûter ces instants où l’on baratte l’énergie dans le corps, les archétypes se sont inscrits de manière significative dans le corps, le souffle et le mental.

Les formes ont été prises, et la mémoire de ces formes s’est actualisée de nombreuses fois, la pratique des postures est devenue comme une hygiène de vie.

Chaque prise de posture laisse une trace, une empreinte, un sillon se creuse et il deviendra chaque jour plus aisé d’emprunter ce nouveau chemin.

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Enfin la régularité, reste bien le plus important, car comme les postures sont des formes archétypales de l’énergie, la régularité permet de rattraper également la puissance et l’énergie des grands cycles de la nature, qui quant à eux sont d’une régularité sans faille.

En effet le soleil se lève bien tous les matins, le printemps succède inévitablement à l’hiver, la lune devient pleine, puis noire par cette même régularité des grands cycles de la nature.

Le pratiquant doit prendre modèle sur cette régularité impersonnelle des cycles de la nature, il en retire sans conteste toute son harmonie, toute sa bienheureuse quiétude, mais aussi toute sa puissance ainsi que toute sa gloire.

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Les premiers pas : Soyez opportuniste !

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A tout moment du jour ou de la nuit, dès que vous avez la vigueur de rentrer dans la posture, allez y, quitte à en sortir de suite, être éjecté de la pratique, cela n’a aucune importance.

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Ne vous laissez pas influencer par le mental collectif, les dogmes, les lois et règles des yogas commerciaux et autres religions qui dictent une façon de faire optimum; de pratiquer à telle heure, à jeun, dans telles ou telles conditions…

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La porte d’entrée pour entrer et se mouler dans l'asana est personnelle.

Elle peut être au début très atypique, ensuite viendra la régularité, le lieu adéquate et les autres ingrédients majeurs de la pratique…

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Pratiquez dans le seul objectif de laisser une empreinte, une trace.

La répétition de ces traces va transformer ce chemin étriqué en une autoroute aisée.

Petit à petit, le mental agité va céder.

L’inconfort va laisser la place à l’énergie et au plaisir !

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Cette proposition s’inscrit dans l’une des traditions tantriques du yoga de l’énergie & dans une école de pensée de la voie de  l’acceptation.

Il est donc vigoureusement conseillé dans cette façon de faire de s’appuyer à 100% sur le corps d'énergie (nadis, chakras, pranayam, mudras, bandas, dristis…) et de s’oublier au niveau du corps de matière (placement gymnique, alignements mécaniques d’une posture « parfaite », renforcement musculaire…).

Pour cela, munissez vous d’un instructeur qui vous guidera dans le labyrinthe intérieur de notre structure énergétique et mentale.

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Impliquez bien également le corps mental dans une pensée ultra concentrée car Là ou va la pensée, va l’énergie.

 

Et pour finir, ce merveiLLeux articLe n'est pas une vérité, aLors comme à l 'accoutumé, comme le répètent Shiva et Shakti depuis des millénaires : Expérimentez et jugez en par vous même!

 

                                                                                 Petit à petit, l’oiseau fait son nid…

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Bhakasan, la grenouille

Bhakasan est une posture de puissance, d’endurance, efficace si l’on s’y tient au moins 3 minutes.

Pour les débutants, vous pouvez ressentir le déblocage du diaphragme sur l’expir durant votre vishama vritti (3/12/6 pour débuter).

Un verrouillage puissant de la base, les genous collés et les coudes serrés sont indispensables!

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Hamsasan, le cygne

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Cet archétype stimule l’énergie de la base, l’unité des 3 corps.

Elle développe l’endurance, la concentration, l’éveil de l’énergie.

Elle rends le corps léger, confortable, élimine tamas!!! ( on considère ici tamas en tant que lourdeur, pesanteur, doute, dualité).

Hamsasan ramène énormément de feu dans le ventre, d’ou une action majeure sur la digestion des aliments et des processus mentaux!!!

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Prise de la posture

 

A genous, placer les avants bras contre les aines.

Placer les coudes dans le ventre et poser la tête au sol. Attendre de bien déposer le poids du corps sur les coudes ( les coudes perpendiculaires au sol).

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placer une jambe sans que rien d’autre ne bouge!!!

placer l’autre jambe.

A ce stade, entrez dans le yoga, entamez une série de bastrika puis 3 vishama vritti sur 3/12/6 pour vérifier que le souffle est aisé, la posture confortable.

Sinon, recommencez mettez de nouvelles empreintes jusqu’à trouver l’aisance corporelle, mentale et énergétique.

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Lever la tête, le regard à l’horizontale, immobilisez les yeux sur un point.

Une fois de plus, faites un bastrika + antar kumbak si le souffle n’est pas aisé, sinon, entrez dans la danse :

faire X souffles en nombres impairs sur vishama vritti, avec un mouvement d’expansion/rétraction de l’énergie :

A l’insir, l’énergie se répand dans prana et apana,tenir antar kumbak

ramener l’énergie dans sa loge (manipura) à l’expir et sentir la chaleur et la concentration de l’énergie que cela provoque.

pensez à mettre : le mantra (RAM/CHAM par exemple), mulabandha, ujjayi, kechari mudra.

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abandonnez en assise et savourez!!!!

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Janushirasan

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Travail sur ida et pingala, préparation à pachtimotanasan.

Contrairement à pachtimotanasan, on emmène l’énergie dans la shambavi mudra!!!!

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Karnapidasan

Karnapidasan est efficace pour réguler les troubles du sommeil, elle régule les systèmes ORL et endocrinien.

Nous y travaillons dans vishuddi, puis ajna et enfin talu chakra.

Talu Chakra est le disque dur de l’individu, le trou noir qui aspire « tout ».

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Dans une première approche, nous retrouvons la souplesse afin de rentrer dans le moule puis on s’y arrête afin de s’imprégner du vide, ce qui va dissoudre l’agitation du mental et va donc avoir une grande influence sur la qualité de notre sommeil.

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Ensuite, dans la pratique alchimique du nathayoga, nous accédons à Talu pour dissoudre nos déséquilibres « actifs » :

Mon karma, mes fonctionnements, les hérédités actives, culturelles, l’éducation….

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Pour les détails, bienvenus sur le tapis car le chemin dans ce labyrinthe est dès plus subtile et nécessite une conduite individualisée!

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Mayurasan

Mayurasan, un archétype majeur des NathaYogis qui travaille sur les 3 corps, physique, énergétique et mental.

C’est une pratique sur le le chakra du ventre (manipura) qui agit principalement à accroître la digestion des aliments et favorise les processus mentaux.

C’est une pratique de force, de puissance, d’endurance, qui met le feu aux poudres, idéal pour mettre en branle les énergies le matin!

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La technique s’adapte sur un bras pour les circassiens et certaines morphologies qui ne peuvent s’appuyer sur les 2 bras. (ci dessous, la pratique sur cannes)

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Padahastasan

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C’est une pratique calmante, apaisante, anti-stress, elle redonne de la mémoire, ça recharge!!!

Dans un travail approfondit, c’est une pratique d’acquisition de l’énergie du mulabandha.

l’énergie stockée dans la base a tendance naturellement à fuir vers la terre et à être éparpillée, ce qui va avoir une incidence sur notre agitation mentale (ce qui est en haut est en bas et inversement) et sur l’état de fatigue.

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Ushtrasan

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Ushtrasan est une technique de montée de l’énergie, elle agit beaucoup sur Udana vayu.

Elle fortifie le caractère, stimule tout les points de feu. elle a la capacité de faire tourner les roues d’énergie, stimule les surrénales et le système endocrinien.

on y travaille dans l’axe, dans chacune des roues sur vishamavritti avec les bijas associés…

vatayanasan

 

Vatayanasan (la posture du cheval) est une technique majeure, elle comporte de multiples déclinaisons.

Elle est la relation au coeur et au pubis, les deux roues qui imposent leur loi à l’individu.

le coeur en tant que personnalité égotique, le pubis en tant que personnalité animale.

80% de nos dépendances et de nos attachements sont dans les 2 granthis du coeur et du pubis avec des conflits entre ces 2 personnalités.

Avec le temps, on retrouve liberté, intuition, conscience.

Vatayanasan va refaire ce lien, ce « méridien » entre les 2 roues.

vatayanasan modifie le sommeil, on dort moins et plus consciement, elle génère de l’énergie, moins de fatigue!!!

Car le sommeil se passe dans le pubis et le coeur.

Au niveau physiologique, elle débloque les hanches, les genous, le dos, le diaphragme, elle stimule les surrénales, les reins…

Pour rentrer en « yoga » dans cette technique, un instructeur est nécessaire car il y a beaucoup de détails et un cheminement en arborescence qui prends quelques mois à mettre en place.

Ardhavatayanasan, le 1/2 cheval en photo ci dessous est une approche de Vatayanasan :

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Sarvangasansan

 

Sarvangasansan fait partie des « Viparita karani mudra », les gestes inversés.

Elle procure de grands bénéfices pour la santé et la longévité.

Il paraitrait que pratiquée 30 minutes chaque soir, elle coupe les effets du vieillissement….

C’est un travail dans la roue de la gorge, avec HAM, en samavritti, ketchari, mulabandha, udjayi, brumadia. Mettez également udyana bandha sur antar kumbaka.

L’objectif de base est de trouver l’aisance et l’ultra concentration dans vishuddi avec 10/10/10/10.

L’effondrement du souffle ordinaire est le chef d’orchestre, mais dans une pratique personnelle, ce sera peut être la visualisation, le son, le toucher…..  à expérimenter dans la joie!!!!

 

Ardha Sarvangasansan, la 1/2 chandelle est beaucoup plus efficace car le corps y est confortable et on a donc le temps d’y rester, l’énergie a donc le temps de sortir de sa tanière…

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bhujangasan (technique de base)

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Bhujangasan, une des plus puissantes techniques de yoga.

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Elle peut soit disant stabiliser, canaliser notre énergie sexuelle, nous apporter puissance, recul , connaissance intuitive du monde et de nous même.

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Le venin :    La kundalini distille en permanence dans la colonne vertébrale un venin qui nous maintient en un état de servilité et d’abrutissement, dans l’ignorance et l’apparence.

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Nous tentons par les pratiques alchimiques « Natha » de faire sortir ce venin.

Ce venin est également un nectar de connaissance, si on arrive à réveiller cette énergie et le faire monter, on sort de « l’abêtissement », le poison se transforme en connaissance…

 

La première phase du cobra :

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2ème phase, travail de montée de l’énergie, au début, il faudra bien y rester 1/2 ghatika, le temps que la technique soit acquise , agréable, légère.

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Bhujangini, le cobra femelle, des énergies mieux canalisées, une pratique plus puissante, plus savoureuse…

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3ème phase, moment de paroxysme, « le passage », nous arrivons au coeur de la pratique alchimique. La technique sera expliquée et conduite sur le tapis, en effet, selon ou en est l’adepte, de nombreuses corrections, adaptations seront nécessaires pour arriver jusqu’en haut!

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Pour la suite,  la technique est conduite par oral, sur le tapis, quelques mois à naviguer dans notre labyrinthe intérieur seront nécessaires avant de trouver le chemin, d’incarner et rendre disponibles les puissantes énergies du cobra noir.

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Pour les étudiants en NathaYoga, la technique de base  de bhujangasan est détaiée dans notre espace abonnés, un soutien pour votre travail à la maison, à bientôt sur le tapis!

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